Après les combats très meurtriers de l'automne 1914 et plusieurs semaines passées dans les tranchées boueuses infestées de parasites, la vie de cantonnement est très appréciée des Indiens en cette fin d'année 1914. Plusieurs secteurs de cantonnements importants sont choisis : la région d'Auchel, la vallée de la Lys, le Lillerois et les régions de Béthune et Aire-sur-la-Lys. Les granges des fermes, les dépendances d'usines ou de brasseries deviennent le lieu d'habitation du simple soldat. La chambre dans le corps de logis celui de l'officier subalterne alors que les maisons bourgeoises hébergent des ofiiciers supérieurs. D'autres villages situés à quelques kilomètres des tranchées tels que Gorre, Locon, La Couture Vieille-Chapelle, Lestrem... sont choisis pour héberger les unités placées en réserve dans l'attente d'être appelées en renfort en cas de nécessité.

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Chaque lieu réquisitionné donne lieu à un dédommagement. Il s'élève à 1 franc par nuit pour un officier, 20 centimes pour un sous-officier ou soldat bénéficiant d'un lit ou 5 centimes sans lit.

La vie de cantonnement se déroule invariablement au même rythme : la toilette complète, le nettoyage du linge, le nettoyage de l'équipement et l'entretien des armes. Les jours suivants sont réservés à l'entrainement : maniement d'armes, exercices de tir, physique et marche. En fin de journée, les Indiens peuvent fréquenter les commerces et estaminets. Leur maigre solde leur permet d'acheter divers souvenirs.

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THE BILLETS  AND THE LIFE BEHIND THE FRONT  LINE

After the deadly fighting which has ragged during October and November 1914, and after several weeks within muddy and infested trenches, life in billets is greatly appreciated by the indian soldiers at the end of the year 1914. Several important area are chosen to billet : the vicinity of Auchel, Lillers, Aire-sur-la-Lys, Bethune and the valley of the river Lys. The barns of the farms, the outbuildings of the factories and the breweries become the places of housing for the Sepoys. Juniors oficiers are lodged in bedrooms within the main buildings, and field officers are billeted on middle-class houses. Some villages which are situated at few miles from the trenches (Gorre, Locon, La Couture, Vieille-Chapelle, Lestrem...) are choosen to lodge the reserves, waiting before to be called as reinforcements if necessary.

Each requisitionned place will receive a compensation : 1 franc each night for an officer, 20 centimes for a non-commissioned officer or a soldier having a bed, and 5 centimes without bed.

Life in billet follows an invariable rhythm : full wash, washing, cleaning of equipment, maintenance of arms. . Following days are devoted to training : arms drills, shooting practice, physical exercises, walking. At the end of each day, the Indians are allowed to frequent shops and taverns. With their meagre pay, they can buy some souvenirs.

Copyright ARHAM 2008