Le Corps médical Indien dut créer dès les premières semaines une chaîne d'évacuation adaptée à une guerre de position.

Le poste de secours : Le blessé devait être pris en charge dès la tranchée par un poste de secours de proximité à l'abri des tirs d'artillerie. Commandé par l'officier médecin du bataillon, il comprenait des infirmiers et seize barancardiers. Chaque soldat connaissait l'emplacement exact du poste de secours.

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Le poste de secours avancé : le soldat blessé était alors recueilli par une ambulance hippomobile et conduit à l'ambulance de campagne, quelques kilomètres à l'arrière du front. Cette unité médicale était composée d'officiers médecins, d'infirmiers, de suiveurs civils indiens dont les "Kahars" (porteurs) qui assuraient la liaison entre l'ambulance de campagne et le front. Certains s'aventuraient au mépris du danger dans le no man's land à la recherche de blessés au grand dam des officiers qui les commandaient.

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Le Centre d'évacuation : En cas de blessure plus grave on lui retirait son équipement et il était transféré, en ambulance automobile, vers le Centre d'évacuation (Casualty Clearing Station). Situés à une dizaine de kilomètres des lignes, ontrouvait des Centres d'évacuation pour les Indiens à Lillers, Merville et à l'hôpital psychiatrique de Saint-Venant.

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Le blessé grave était conduit par train vers les hôpitaux militaires indiens : Boulogne-sur-Mer, Neuville-Sous-Montreuil, Wimereux, Rouen avant d'être transféré en Grande-Bretagne.

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Les bombardements quasi-continus mettaient souvent en péril la vie des brancardiers et des blessés. Quelques mois après l'arrivée du Corps Indien, le Génie construisit une ligne de chemin de fer légère derrière la ligne de front pour le transfert de nuit des blessés.

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Copyright ARHAM - Décembre 2008