Troupes Indiennes 1914-1915

21 octobre 2014

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LES INDIENS 1914 - 1915. NOUVELLE EXPOSITION COMPLETEMENT REMANIEE POUR LE CENTIEME ANNIVERSAIRE DE L'ARRIVEE DES TROUPES INDIENNES EN FRANCE ET EN BELGIQUE. NOUVEAUX DOCUMENT, PHOTOS INEDITES, OBJETS RARE. TOUS LES WEEK-ENDS DU 26 OCTOBRE AU 16 NOVEMBRE 2014 A SAINT-VENANT  (Pas de Calais) CHAPELLE DE L'HOSPICE - 32 RUE DE PARIS.

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08 novembre 2009

OBJETS AYANT APPARTENUS AUX COMBATTANTS INDIENS

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Gourde d'un soldat indien

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Kukri (1915)

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Insignes d'épaule de l'armée indinne

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Etoile 1914-1915 décerné au Sepoy Ahmad - 58th Rifles

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14 juillet 2009

OBJETS AYANT APPARTENUS AUX COMBATTANTS INDIENS

Les Plateaux traditionnels ou Thali

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Plateau traditionnel pour la nourriture (thali) ayant appartenu au Naïk Yuv Raj Sing 357 6ème compagnie

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Autre Thali trouvé dans une ferme du Nord de la France

LES POTS TRADITIONNELS OU LOTA

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Lota du Sepoy SUKHA SINGH TEKOOR 1617

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Lota du Sepoy BEDIAL (8)

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Lota du Sepoy GURBASHAN SINGH 3471

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Lota d'un soldat Penjabi

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Lota d'un indien du sud

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18 décembre 2008

DES CHIFFRES

La tâche des médecins et du personnel médical indien fut considérable. Les statistiques fournies après le départ du Corps Indien vers la Mésopotamie indiquent que le nombre de blessés indiens et britanniques s'élevait, d'octobre 1914 au 10 novembre 1915 à 23 627. Dans le même temps on estimait que le nombre de malades traités était de 18 000 durant la même période. Cela donnait une moyenne quotidienne de 2 hommes sur 1 000 transitant par les hôpitaux.

Peu de temps avant le début de la guerre, une étude menée par le corps médical commandé par le colonel Pike avait estimé ce passage à 3 pour 1 000 en cas de conflit.

Par ailleurs, les médecins avaient un important travail de surveillance de l'hygiène, de vaccination de la troupe contre les différentes maladies, dont la fièvre typhoïde, qui pouvaient se développer rapidement dans cet environnement malsain.

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16 décembre 2008

LA CHAINE D'EVACUATION

Le Corps médical Indien dut créer dès les premières semaines une chaîne d'évacuation adaptée à une guerre de position.

Le poste de secours : Le blessé devait être pris en charge dès la tranchée par un poste de secours de proximité à l'abri des tirs d'artillerie. Commandé par l'officier médecin du bataillon, il comprenait des infirmiers et seize barancardiers. Chaque soldat connaissait l'emplacement exact du poste de secours.

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Le poste de secours avancé : le soldat blessé était alors recueilli par une ambulance hippomobile et conduit à l'ambulance de campagne, quelques kilomètres à l'arrière du front. Cette unité médicale était composée d'officiers médecins, d'infirmiers, de suiveurs civils indiens dont les "Kahars" (porteurs) qui assuraient la liaison entre l'ambulance de campagne et le front. Certains s'aventuraient au mépris du danger dans le no man's land à la recherche de blessés au grand dam des officiers qui les commandaient.

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Le Centre d'évacuation : En cas de blessure plus grave on lui retirait son équipement et il était transféré, en ambulance automobile, vers le Centre d'évacuation (Casualty Clearing Station). Situés à une dizaine de kilomètres des lignes, ontrouvait des Centres d'évacuation pour les Indiens à Lillers, Merville et à l'hôpital psychiatrique de Saint-Venant.

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Le blessé grave était conduit par train vers les hôpitaux militaires indiens : Boulogne-sur-Mer, Neuville-Sous-Montreuil, Wimereux, Rouen avant d'être transféré en Grande-Bretagne.

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Les bombardements quasi-continus mettaient souvent en péril la vie des brancardiers et des blessés. Quelques mois après l'arrivée du Corps Indien, le Génie construisit une ligne de chemin de fer légère derrière la ligne de front pour le transfert de nuit des blessés.

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12 décembre 2008

LES MALADIES

Depuis le 19ème siècle, l'hygiène et la santé des troupes sont des problèmes essentiels pour le service médical de l'Armée des Indes. Des règles d'hygiène très strictes sont imposées aux soldats. L'arrivée en France durant l'automne, le climat froid et humide fait craindre une augmentation des pneumopathies. De nombreux cas sont effectivement signalés mais les problèmes digestifs prédominent en raison du changement de nourriture et de l'utilisation d'eau non potable.  Durant l'hiver, c'est un mal redoutable, appelé "pied des tranchées" qui touche de nombreux soldats tant Britanniques qu'Indiens. Ce mal atteint le soldat lorsque les pieds demeurent plus de vingt quatre heures dans une eau glacée.  Vingt mille combattants Britanniques et Indiens seront réformés pour cette affection.

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18 novembre 2008

Une visite royale

Le 1er décembre 1914, le Corps Indien a l'honneur d'avoir la visite du Roi George V accompagné de son fils le Prince de Galles. C'est la première étape d'une visite qui doit durer 6 jours, du 30 novembre au 5 décembre. Pour des raisons de sécurité la venue du souverain britannique est gardée secrète. C'est le 30, dans la soirée, que le message indiquant la visite du Roi parvient à Sir James Willcocks. Les officiers des diférentes unités sont informés qu'ils doivent se préparer à défiler le lendemain devant le Roi.

Celui-ci arrive au quartier général au château d'Hinges, tôt dans La matinée. Après s'être fait présenter les membres de l'état-major, il part inpecter les troupes sur le front. Le déplacement se fait dans des conditions difficiles, les routes sont transformées en bourbier par les dernières chutes de neige et de pluie. Le Roi fait de nombreux arrêts afin de s'entretenir avec les officiers et les hommes afin de s'enquérir de leur vie dans les tranchées et en cantonnement.

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Après le départ du souverain, Sir James Willcocks transmet le message que celui-ci avait préparé à l'intention des troupes. Il exprimait sa satisfaction pour tout ce qu'il avait vu et entendu. Il n'oublierait pas le Corps Indien, objet de ses pensées, et manifestait l'intention d'une nouvelle visite.

THE  VISIT OF THE KING

On December 1 (year 1914),  the Indian Corps is honoured by the visit of His Majesty the King George V, with his son the Prince of Wales. It is the first step of a six days trip, planned from November 30 to December 5. To ensure his safety, the coming of the King has been kept secret, and it is only on November 30 that Sir James Willcocks learns about the arrival of the King. He informs the officers of the various units that they will have to march past the King during the following day.

The King arrives at the General Headquarters, in the castle of Hinges, early in the morning. He meets first the members of the staff, who are presented to him ; then, he goes to inspect the troops at the front line. Conditions of the travelling are difficult ; the previous rain and snow falls have changed roads in quagmires. The King makes numerous stops, in order to speak with the officers and soldiers, and to ask them about their life in billets and trenches.

After the departure of the King, Sir James Willcocks send to the troops the message that his Majesty has prepared for them. He expresses his satisfaction for all he has seen and heard.  He will not forget the Indian Corps, well in his mind, and shows his intention to visit him again.

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08 novembre 2008

Les cantonnements, la vie à l'arrière du front

Après les combats très meurtriers de l'automne 1914 et plusieurs semaines passées dans les tranchées boueuses infestées de parasites, la vie de cantonnement est très appréciée des Indiens en cette fin d'année 1914. Plusieurs secteurs de cantonnements importants sont choisis : la région d'Auchel, la vallée de la Lys, le Lillerois et les régions de Béthune et Aire-sur-la-Lys. Les granges des fermes, les dépendances d'usines ou de brasseries deviennent le lieu d'habitation du simple soldat. La chambre dans le corps de logis celui de l'officier subalterne alors que les maisons bourgeoises hébergent des ofiiciers supérieurs. D'autres villages situés à quelques kilomètres des tranchées tels que Gorre, Locon, La Couture Vieille-Chapelle, Lestrem... sont choisis pour héberger les unités placées en réserve dans l'attente d'être appelées en renfort en cas de nécessité.

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Chaque lieu réquisitionné donne lieu à un dédommagement. Il s'élève à 1 franc par nuit pour un officier, 20 centimes pour un sous-officier ou soldat bénéficiant d'un lit ou 5 centimes sans lit.

La vie de cantonnement se déroule invariablement au même rythme : la toilette complète, le nettoyage du linge, le nettoyage de l'équipement et l'entretien des armes. Les jours suivants sont réservés à l'entrainement : maniement d'armes, exercices de tir, physique et marche. En fin de journée, les Indiens peuvent fréquenter les commerces et estaminets. Leur maigre solde leur permet d'acheter divers souvenirs.

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THE BILLETS  AND THE LIFE BEHIND THE FRONT  LINE

After the deadly fighting which has ragged during October and November 1914, and after several weeks within muddy and infested trenches, life in billets is greatly appreciated by the indian soldiers at the end of the year 1914. Several important area are chosen to billet : the vicinity of Auchel, Lillers, Aire-sur-la-Lys, Bethune and the valley of the river Lys. The barns of the farms, the outbuildings of the factories and the breweries become the places of housing for the Sepoys. Juniors oficiers are lodged in bedrooms within the main buildings, and field officers are billeted on middle-class houses. Some villages which are situated at few miles from the trenches (Gorre, Locon, La Couture, Vieille-Chapelle, Lestrem...) are choosen to lodge the reserves, waiting before to be called as reinforcements if necessary.

Each requisitionned place will receive a compensation : 1 franc each night for an officer, 20 centimes for a non-commissioned officer or a soldier having a bed, and 5 centimes without bed.

Life in billet follows an invariable rhythm : full wash, washing, cleaning of equipment, maintenance of arms. . Following days are devoted to training : arms drills, shooting practice, physical exercises, walking. At the end of each day, the Indians are allowed to frequent shops and taverns. With their meagre pay, they can buy some souvenirs.

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04 novembre 2008

La bataille de Givenchy du 19 au 22 décembre 1914

Du 19 au 22 décembre 1914, le village de Givenchy est le théatre de combats particulièrement violents. Des centaines de morts, de blessés, de disparus de part et d'autres. Trois jours d'attaques de contre-attaques pour un résultat dérisoire. La bataille de Givenchy peut résumer à elle seule la folie de cette guerre. Elle débute le samedi 19 décembre et va se dérouler un un front de plusieurs kilomètres, de Fauquissart à Givenchy. Le Corps Indien sera particulièrement actif dans ces combats.

The Battle of Givenchy, from the 19th to the 22nd December 1914

From the 19th to the 22nd of December, violent fighting occurs around of the village of  Givenchy, in Northern France. Hundreds will be Killed, wounded and lost on both sides, during these three days of attacks and conter-attacks, leading to desirory results. The Givenchy's battle may epitomize the madness of this war. It starts on Saturday December 19 and will develop along several kilometers from Fauquissart to Givenchy. The Indian Corps will be particularly involved in this fighting.

Le Plan

Joffre est déterminé à attaquer dans la région d'Arras avec la 58ème Division de réserve du 21ème Corps d'Armée. Il sollicite à nouveau l'aide de French. Le 17 à 21 heures, l'ordre d'opération n°40 est diffusé par le Grand Quartier Général Britannique. Cet ordre indique entre autre : "Il est dans l'intention du Commandant en Chef d'attaquer vigoureusement sur toute la longuer du front demain avec le II, III, IVèmes Corps et Corps Indien. Une importante attaque française aura lieu dans les environs d'Arras et pour appuyer cette attaque les III, IVèmes Corps et le Corps Indien feront une démonstration et saisiront l'opportunité favorable, éventuellement oferte, pour s'eparer des tranchées ennemies sur leur front..." L'attaque doit avoir lieu le 18 à 10 heures. Cet ordre d'opération arrivé à 1 h 30, laisse perplexe le général Willcocks pour deux raisons : le temps donné pour monter une attaque sérieuse sur les lignes allemandes et trop court et le terme démonstration très vague. L'offensive est finalement repoussée dans la nuit du 19 au 20 décembre. Le général demande à ses généraux de lui soumettre leur plan d'attaque.

Le major-général Anderson (Meerut Division) choisit comme objectif une ligne allemande de 300 mètres face à la Dehra Dun brigade à proximité du lieu-dit l'Orchard". L'attaque doit être menée par la Garhwal brigade. Si elle réussit, les positions conquises seront consolidées et une seconde offensive menée par des bataillons de la Derha Dun Brigade aura lieu dans la journée.

De son côté, le major-général Watkis, commandant la Lahore Division a prévu un plan d'attaque ambitieux sur un front d'un kilomètre. Objectif trop important. L'attaque est limité à un front de 300 mètres face à la jonction des Sirhind Brigade et Ferozepore brigade à proximité de Givenchy-les-la Bassée.

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The planning

The French commander-in-Chief, General JOFFRE, is determined to attack around Arras with the 58th Divisio, in reserve from 21st Army Corps. He ask again French to get his help. On december 17 at 9 p.m., the rder n°40 is then diffuseed by the British General Headquarters. In this order it is written : "...The Commander-in-Chief has intended to attack tomorrow vigorously, alon all the front line, with the Ist, IInd, IIIrd, IVth and th Indian Corps. An important Franch attac will occur aroud Arras, and to back up this attack, the IIIrd, IVth Corps and the Indian Corpswill make a show  and will jump any favourable opportunity to seize ennemy trenches on their front..."

The attack is planned  for the 18th at 10 a.m. But this order reaches General Willcocks on December 18 at 1.30 a.m and let him perplexed : there is not enough time to prepare a serious attack against German lines and the terms "show" are far too vague. Finally, the attack is postponed to the night between the 19th and the 20th of December, and General Willcocks ask his subordinates for a plan.

Major General Anderson  (Meerut Division) select a target a 300 meters German line, in front of the Dehra Dun Brigade, close to the locality called "The Orchard". The attack has to be led by the Garhwal Brigade. In case of success, the conquered positions will be reinforced and a second attack will be launched during the next days by battalions from Derha Dun Brigade.

Major General Watkis (Lahore Division) has planned on his side an ambitious plan, to attack on a one kilometer front. As this objective was far too large, the attack will be reduced to a 300 meters front, facing the junction between the Sirhind Brigade and the Ferozepore Brigade, near Givenchy-les-la-Bassee.

L'attaque de la Meerut Division

Elle commence à 3 heures 30. Les troupes réussissent à gagner les lignes allemandes à Orchard mais sont isolées à cause du feu des mitrailleuses ennemies qui empêchent l'apport de renfort et gênent les travaux de creusement d'une tranchée qui permettrait de raccodrer la ligne britannique à la ligne allemande. Le capitaine Bamberger, commandant la compagnie du 107ème Pioneers chargée de cette tâche est tué. Les Indiens qui ont gagné la ligne allemande sont pris au piège et se trouvent sous le feu des mitrailleuses et des grenades allemandes. Une tentative d'attaque pour les secourir échoue. Ils doivent attendre la nuit.

The attack of the Meerut Division

It starts at 3.30 a.m.. The indian troops succeed  in reaching the German lines at Orchard, but they find soon themselves cut off ; the fire of ennemy machine guns prevent reinforcements from coming and disturb the digging of a new trench between the british line and the German line. Captain Bamberger, the officier commanding the 107th Pioneers company, in charge of this digging, is killed. The Indians who have rached the German line are trapped and they  find themselves under the fire of German machine guns and grenades. An attempt to relieve  them will fail, and they have until the night.

L'attaque de la Lahore Division

L'attaque qui a lieu au nord-est, face à Givenchy, se déroule dans les mêmes conditions. Les Indiens parviennent à gagner les positons allemandes mais sont aussi pris au piège ne pouvant reculer. La résistance est acahrnée durant la journée. Les pertes sont importantes. L'évacuation ne peut se faire qu'à la  tombée du jour. Alors qu'il emmène ses hommes dans une tranchée allemande, le lieutenant Bruce du 57ème Rifles est mortellement blessé. Pendant quelques instants, il réussit à encourager ses hommes avant de mourir. Pour ce fait, il est décoré de la Victoria Cross à titre posthume.

The attack of the Lahore Division

The attack take placeto the the north-east, facing Givenchy and develops in the same conditions.  Indian troops reach the German lines, but are trapped and can not retire. They put up a fierce resistance during the day, and lossesare heavy. The are able to evacuate the lineonly at dusk. When leading his men toward a German trench, lieutnant Bruce (from 57th Rifles) is mortally wouded, but continue to encourage his men during some times until death ; he will be awarded with the Victoria Cross.

La contre-attaque allemande le 20 décembre 1914

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Précédée par plusieurs explosions de mines, elle débute sur l'ensemble du front vers 9 heures. Par endroits les parapets sont pulvérisés et les défenseurs anéantis. Rapidement les Allemands s'emparent des premières lignes indiennes semant la panique et la confusion. Dans le secteur de la Meerut Division, le 2/2ème Gurkhas est obligé de reculer vers la tranchée de communication qu'il consolide. Les tentatives pour regagner le terrain perdu sont vaines. Les tentatives pour regner le terrain perdu sont vaines. La situation se stabilise avec la tombée du jour.

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Sur le fornt de la Lahore Division, la Sirhind brigade subit de plein fouet l'offensive allemande. L'état des tranchées et l'encrassement des fusils empêchent les Gurkhas des 1/1er et 1/4ème bataillons de stopper l'avance allemande. Ils doivent reculer vers leur ligne. Une contre-attaque  indienne a lieu durant la nuit pour reprendre les positions perdues. Elle est menée par le 47ème Sikhs, le 2/8ème Gurkhas et une partie de la Secunderabad Cavalry brigade. C'est un échec total.

La Ferozepore brigade qui se trouve face à Givenchy est aussi attaquée dans la matinée et le village capturé par les Allemands. Dans l'arpès-midi, une violente contre-attaque de 1st Manchester permet de réoccuper le village et de le conserver.

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The German counter-attack, on decembrer 20

It starts aroud 9 a.m, on all the front line, after several explosions of  mines. In several places, parapets are demolished and defenders are killed. The Germans seize soon the first Indian lines, sowing a wave of panic and disorder. Round the Meerut Division, the 2/2nd Gurkhas is forced to move back to the communication trench and to reinforce it. Attempts to reconquer the lost ground remain vain. The position becomme stabilized at dusk.

On the front hold by the Lahore Division, the German attack hits headlong into the Sirhind Brigade. The bad state of the trenches and the fouling of the rifles prevent the Gurkhas of the 1/1st and the 1/4th battalions from stopping advance. They have to retreat toward their lines. To reconquer the lost positions, an Indian counter-attack is launched during the night, by the 47th Sikhs, and the 2/8th Gurkhas and part of the Secunderabad Cavalry Brigade. It is complete failure.

The Ferozepore brigade, in front of Givenchy, is also attacked in the morning, and the Germans take the village. In the afternoon, the 1st Manchester launches a violent counter-attack, allowing to recapture of the village and to hold it.

L'arrivée de la 1ère Division britannique

En cantonnement dans le secteur de Bailleul, le 1er Corps (1ère et 2ème divisions) commandé par le général Haig est appelé dans l'après-midi du 20 à rejoindre le secteur tenu par le Corps Indien et y reprendre l'offensive. La 1ère Division y arrive le 21 en début de atinée après une marche de plusieurs heures.

A peine reposés, les Britanniques attaquent à 14 heures 45. La méconnaissance du terrain rend l'offensive difficile. La 1ère brigade qui doit prendre les lignes allemandes face à Givenchy, ne réussit pas à gagner son objectif. Il conserve cependant le village et les positions abandonnées par les Indiens le 20. La 3ème brigade qui attaque les 21 et 22 pour reprendre les positions perdues par la Sirhind Brigade ne parvient pas à rétablir la ligne intitiale. Ses pertes sont importantes, 844 officiers, sous-officiers et hommes de troupe sont tués, blessés ou disparus. La 2ème brigade échoue aussi dans sa tentative.

La fin de la bataille pour le Corps Indien

Le 22 décembre, il est décidé de stopper l'offensive. Le général Watkis, commandant les troupes de la Lahore Division sur Givenchy est limogé ainsi que quelques commandants de brigades. Les unités sont décimées. La fin de la bataille signifie aussi le temps de la relève et d'un repos plus que mérité. L'ensemble du Corps Indien est envoyé en cantonnement sur la région d'Auchel et de Lillers pour une période de 3 semaines.

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03 novembre 2008

Neuve-Chapelle le 2 novembre 1914

Le 2 novembre 1914, les Allemands portent de nouveau leur attention sur les tranchées de Neuve-Chapelle. Elles sont relativement isolées des lignes arrières que les hommes ne peuvent  rejoindre qu'à découvert en traversant des bosquets et des priaries. Les fils téléphoniques sont coupés et les communications très difficiles. A une cinquantaine de mètres, face aux Allemands, le 2nd Gurkha est en position depuis la nuit du 29 au 30 octobre. Les tranchées dans cette partie de ligne sont très mauvaises. Ce ne sont plus que des fossés boueux, mals protégés du feu. Le 2 novembre à l'aube, les Allemands ouvrent un feu meurtrier d'obus explosifs et de mortiers de tranchée. Vers 8 heures l'attaque commence, les survivants résistent aussi longtemps qu'ils le peuvent mais cèdent face au nombre.

Entre-temps, le lieutenant Innes, officier en charge des mitrailleuses Maxim du bataillon rassemble une douzaine de Gurkha encore valides de la compagnie et contre attaque les Allemands qui se sont engouffrés dans la tranchée. C'est un combat indécis, au corps à corps. Pendannt ce temps, le major Roos, s'aperçoit que l'attaque allemande a créé un brèche d'environ 150 mètres. Il faut la combler, il réunit avec Le subadar-major Man Sing Borha,un peloton de la compagnie n° 3 et contre attaque en direction des tranchées occupées par l'ennemi. Un furieux combat au corps à corps à lieu. Il se solda par la mort des deux officiers et de la Plupart de leurs hommes. Les Allemands continuent à progresser. Il ne reste maintenant que les subadars Dalbahadur Rana, Fateh Sing Newar et le jemadar Suba Sing ainsi que quelques hommes de la compagnie n° 4, les autres ayant réussi à se replier. Après un bref baroud d'honneur, ils sont obligés de retraiter à leur tour.

Vers 17 heures 30, alors que l'obscurité envahit le champ de bataille, le lieutenant-colonel Norie décide de renouveler la contre-attaque afin de rétablir la ligne de front perdue le matin. Le lieutenant-colonel Norie, son frère le major Norie et le capitaine Corse-Scott prennent la tête d'un groupe formé d'un escadron du 7ème Dragoon's Guards, de la compagnie du 1er bataillon du Royal Sots Fusiliers et d'une compagnie du 6ème Jats. Legroupe n'a franchit qu'une cinquantaine de mètres que les Allemands ouvrent un violent feu de fusils et de mitrailleuses. Le major Norie est grièvement blessé. Ne pouvant plus progresser, le lieutenant-colonel Norie ordonne le repli. Malgré l'échec de la contre-attaque, les Allemands se rendent compte qu'ils ne peuvent continuer à tenir cette position contre une autre offensive indienne et décident de la quitter.

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Au début de l'attaque allemande, le colonel Norie, commandant le bataillon se trouve à son état-major situé dans une ferme à proximité de la route menant à Pont-Logy. Dès l'annonce de l'offensive allemande, il réunit un groupe dont il prend la tête et se dirige en direction de Neuve Chapelle. Il localise rapidement l'un des mortier de tranchée qui pilonne les positions tenues par ses hommes et le réduit au silence. Le groupe fait ensuite mouvement vers les positions tenues par le 1/9ème Gurkhas d'où il prend pour cible l'ennemi jusqu'à épuisement des munitions puis regagne son Q.G afin de suivre la situation grâce aux messages qui luis ont envoyés.

En fin de matinée, les renfort arrivent, la Derha Dun Brigade, les 250 cavaliers du 34ème Poona Horse et le 7ème Dragoon Guards. Vers 13 heures 30, la contre-attaque est lancée en trois vagues successives avec à sa tête le lieutenant-colonel Norie. Un déluge de feu s'abat sur les cavaliers. L'avant gzarde est stoppée à 150 mètres des tranchées. La confusion est telle que Norie n'arrive plus à distinguer quelle est la partie de ligne toujours occupée par les Gurkhas. Le Poona Horse et les réserves du 2/2nd Gurkhas restent dans cette position jusqu'à ce qu'un violent tir de barrage s'écrase sur eux vers 14 heures 30. Ils sont obligés de reculer d'environ 200 mètres et de trouver refuge dans un fossé. Le 2/2nd Gurkhas reçoit l'ordre de se retirer alors que le 34ème Poona Horse doit continuer à tenir sa position jusqu'à ce que des nouveaux ordres lui parviennent. Probablement fatigués par leurs assauts répétés, les Allemands ne peuvent exploiter ce succès.

Les pertes du 2nd Gurkhas sont terribles. Pour cette seules journée 7 officiers britanniques sont tués, 2 blessés, 4 officiers Gurkha tués et 3 blessés (soit 16 officiers hors de combat sur un effectif moyen de 23 !!), 44 sous officiers et hommes de troupes sont tués et 99 blessés (soit 1/5ème du bataillon) . Parmi eux beaucoup de disparus enterrés dans les décombres des tranchées. Cette journée a un effet dévastateur sur le moral des Gurkhas, ils ont perdu en 3 jours 10 officiers britanniques sur 13 et leur subadar-major : officier indien le plus ancien du bataillon, vénéré par tous les hommes.

Le 1/9ème Gurkas a à déplorer la mort d'un officier britannique et quelques Gurkhas blessés.

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07 janvier 2006

Festubert, les 23 et 24 novembre 1914

Le 23 novembre 1914 eut lieu un violent fait d'armes qui allait impliquer les deux divisions indiennes (Meerut division et Lahore Division). C'est à Festubert qu'eut lieu ce "coup de main" allemand. La contre-attaque qui s'ensuivit allait permettre à certains hommes de se distinguer par leur héroïsme et leur bravoure.

Relève dans la nuit du 22 au 23 novembre 1914

Durant la nuit du 22 au 23 novembre, la 7ème division indienne (Meerut) est en partie relevée par la Lahore Division sur le front de Festubert. C'est un front d'environ 2 kilomètres, une position stratégique dans le dispositif allié puisqu'il forme la jonction entre le Corps Indien et la 21ème Armée française du général Maistre. Le temps très froid et la neige rendent les conditions de vie extrêmement difficiles. Les hommes en ligne sont peu habitués à ce genre de climat. Le moral n'est pas élevé. Face à eur le 112ème régiment d'Infanterie Badois (112 IR). Depuis son arrivée, queques jours plus tôt, le régiment allemand creuse des boyaux qui s'approchent de plus en plus de la ligne indienne. Lors de la relève, les officiers font part de leur inquiétude à leurs homologues. Ils s'attendent à être attaqués à tout moment. La prudence est donc de mise. Chaque bruit suspect fait l'objet de la plus grande attention.

L'attaque allemande

L'aube se lève à peine, le 23, quand un déluge de feu s'abat sur la tranchée du secteur centre. Les Indiens sont surpris, c'est la panique. Les officiers ont les pires difficultés à imposer le calme. De nombreux Indiens s'enfuient. Beaucoup sont tués en sautant au-dessus des parapets. Probablement grisés par la panique de leurs adversaires, les Allemands sortent des boyaux et avancent sans difficulté dans les tranchées indiennes.

Dans le secteur de droite, la panique gagne aussi les rangs du 58ème Rifles (58th Rifles Frontier Forces). De nombreux Indiens fuient vers l'arrière. Néanmoins des hommes réussissent à tenir les positions jusqu'à 16 heures 30 sous un déluge de grenades. La situation est de plus en plus critique. Les pertes nombreuses.

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25 décembre 2005

Le secteur de La Bassée

La situation générale du 19 octobre au 24 octobre 1914

Alors que les troupes allemandes avancent inéxorablement en direction de la Mer du Nord, les alliés tentent de s'organiser afin de stopper cette progression;

Le dispositif franco-britannique est le suivant :

     - une ligne partant de l'est de Messines via Armentières et joignant l'est de Radinghem est tenue par le Corps de Cavalerie britannique (british cavalry corps) du général Allenby et le 3ème Corps d'Armée britannique (3rd Army Corps) du général Pulteney.

      - à droite de ce dispositif dans le secteur de Radinghem, le Corps de Cavalerie Français du général Conneau.

     - de Givenchy les La Bassée à Radinghem où il est en contact avec le Corps de Cavalerie Français, se trouve le 2ème Corps d'Armée britannique (2nd Army Corps) commandé par le général Smith-Dorrien. La ligne établie par ce Corps forme un saillant au nord de la route La Bassée-Lille en direction de l'est vers Herlies et Aubers.

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Le 2ème Corps d'Armée britannique est composé de la 5ème division d'infanterie britannique (5th british Infantry division) à droite du dispositif et de la 3ème division d'infanterie britannique à gauche (3rd british Infantry division) à gauche. Face à ces deux divisions les troupes du Kronprinz de Bavière. (bayerish CrownPrince)

L'objectif du 2ème Corps d'Armée britannique est de couper la route La Bassée-Lille à Fournes et d'isoler La Bassée. Ce mouvement est anticipé par les Allemands qui mettent ce plan en échec.

Le 20 octobre 1914, le général Smith-Dorrien prend la décision de tenir coûte que coûte le terrain occupé par le Corps et d'empêcher la progression ennemie vers Béthune.

Dans la matinée du 22, les Allemands lancent une première attaque de large envergure. La 5ème division est rejetée hors de Violaines. La 3ème division est dans l'incapcité de tenir le front qui lui est assigné.

Dans la nuit du 22, la décision est prise de stabiliser le front sur une ligne partant de l'est de Givenchy, passant à proximité de Neuve-Chapelle. A ce moment le 2ème Corps d'Armée britannique encore composé des 3ème et 5ème divisions est renforcé par quelques unités françasies. Le total de ces forces s'élève à 32 000 hommes.

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Le 23 octobre, les 47ème Sikhs (47th Sikhs) et 1er Manchester (1st Manchester battalion) sont envoyés en soutien des bataillons de chasseurs français engagés dans le secteur de Fauquissart.

Le 24, les Allemands attaquent violemment le front de la 3ème division britannique. Stoppés par l'artillerie britannique (british artillery), ils doivent reculer. Ce même jour les derniers éléments de la Jullundur brigade sont envoyés au combat. Le 24 marque aussi le début de l'implication du Corps Indien (Indian Corps) dans les combats en France.

L'arrivée de la Meerut Division, le 28 permet la relève du 2ème Corps d'Armée britannique réduit à quelques centaines d'hommes.Le secteur assigné au Corps Indien s'étend de Fauquissat à Givenchy-les-La-Bassée. Il l'occupera durant l'intégralité de son séjour en France. (Suite dans les premiers combats à Neuve-Chapelle).

Vous pouvez retrouver ces articles plus détaillés dans le livre Les Indiens 1914-1915

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18 décembre 2005

Départ vers le front

Dans la nuit du 17 au 18 octobre, les premières unités de la Lahore Division gagnent la gare d'Orléans et les gares périphériques annexes. Les premiers trains arrivent dans la nuit du 19 au 20 octobre dans les gares d'Arques et Blendecques (Pas de Calais - 62). A peine débarqués les unités sont dirigées vers leurs cantonnements ; en général dans les bâtiments publics, fermes ou maisons.

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Un convoi en partance pour le front

La Ferozepore brigade est envoyée à Wizernes. Le bataillon du 9ème Bhopal (9th Bhopal), le plus favorisé de la brigade a deux compagnies cantonnant dans la brasserie et deux autres dans l'école des filles.

Dès le 21, la brigade reçoit l'ordre de se rassembler à Wallon-Cappel, le reste de la Lahore Division doit se concentrer plus au sud dans la région de La Bassée.

Les hommes sont transportés par trente six autobus londonniens à impériale. Ce moyen de transport va accompagner le Corps Indien durant une grande partie de son séjour en France.

Le 1er bataillon des Connaught Rangers (1st Connaught Rangers), suivi du 57ème Wilde's Rifles (57th Wilde's Rifles) et du 129ème Baluchis (129th Baluchis) embarquent rapidement et rejoignent le secteur d'Ypres (Ieper).

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26 novembre 2005

La nourriture du Corps Indien

Procéder au ravitaillement en nourritur d'une armée en campagne n'est pas chose facile. Le ravitallement de l'armée indienne relève du défi. En raison des différence ethniques et religieuses, l'intendance doit fournir un aprovisionnement adéquat à chaque culture. Les hindous ne mangent pas de boeuf, les musulmans pas de porc, les brahmanes sont végétariens ! Par ailleurs la nourriture doit être préparée par un membre de leur caste. Pour les musulmans la viande doit être apprêtée suivant les rites religieux. La bête est égorgée avant d'être découpée.

L'intendance du Corps contourne ces difficultés en fournissant une ration standard acceptée par tous.Celle-ci est essentiellement composée de riz, chappatis (sorte de galette), dall (lentilles en sauce), légumes et viande pour ceux qui peuvent en manger. Le riz, l'atta (sorte de farine grossièrement mulue à la pierre servant d'ingrédient de base pour les chappatis) et le gur (sucre indien servant aussi pour les chappatis) sont importés d'inde via Marseille. Plus tard les biscuits standard de l'armée britannique seront distribué en remplacement des galettes, sans grand succès.

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la fabrication des Chappatis

En octobre, les premières troupes arrivent au front. le temps se refroidissant, le général Willcocks et les officiers commandants les bataillons demandent qu'une quantité raisonnable de protéine soit donnée aux hommes afin de mieux supporter le froid. Confronté à diverses difficulté, les services d'intendance font venir des troupeaux de chèvres et de moutons. Ainsi débarquent régulièrement en gare d'Aire-sur la-Lys et de Lillers des troupeaux d'ovins immédiatement pris en charge par  quatre hommes détachés de chaque bataillon. Ceux-ci certifient aux autres soldats que l'animal a été abattu selon les rites.

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un abattoir rituel à Aire sur la Lys (62)

Pour les végétariens, les rations sont composées, selon les périodes de l'année de gur, dall, ghéee (beurre), pommes de terre, thé, atta et fruits.

Vous pouvez retrouver ces articles beaucoup plus détaillés dans le livre les Indiens 1914-1915.

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